Fred et Isa autour du monde!

J'aimerais faire le tour de la terre, avant d'mourir pis qu'on m'enterre, voir d'quoi l'reste du monde a l'air... R. Charlebois


Cabo de Palos – Tabarca – Santa-Pola

Nous avons quitté Cartagèna samedi le 28 juin, destination finale Santa Pola. Dès le départ, il y a peu de vent qui plus est, vient de face (prés). Alors nous tirons courageusement et patiemment 9 bords, parcourons plus de 2 fois la distance normale pour relier Cabo de Palos où nous avons prévu de passer une nuit au mouillage sur ancre. Pour une petite nav facile initialement prévue de 3 heures, nous arrivons enfin au mouillage après plus de 6 heures... De plus, le premier mouillage choisit s’avère rouleur et trop près de l’entrée du port, donc du passage d’une quantité phénoménale de bateaux moteurs qui s’en donnent à coeur joie en ce beau samedi de juin.

Phare à Cabo de Palos

Après une heure de ce régime inconfortable, nous décidons de passer du côté Nord du Cabo. Trop lâches et fatigués, nous ne hissons pas les voiles et faisons route au moteur pour les 3 miles requis. Nous mouillons l’ancre à la position 37,78’N 000o41,95’W. Pas mal mieux...

Le lendemain, nous flânons tout de mâme un peu avant de partir vers l’Île de Tabarca. Aujourd’hui, il n’y a décidément pas de vent et la nav se fait quasi-entièrement au moteur. D’ailleurs, tous les voiliers croisés en font autant. L’arrivée à Tabarca se fait vers les 16 heures. Une multitude de bateaux mouillent à proximité de la plage, côté Sud. Nous mouillons dans cette faune avec l’idée qu’ils repartiront tous en fin de journée. Et c’est exactement ce qui se passe. À 19h30, il ne reste plus qu’un seul voilier. En attendant, on rafraîchit nos corps surchauffés de soleil dans cette eau claire à 24 degrés celcius.

Finalement, recherchant un peu plus de confort, donc moins de houle et sachant que la météo prévoit que le vent viendra du Sud pendant la nuit et ce pour les prochains jours, nous décidons une fois de plus de changer de côté, au moteur toujours... (2,5 miles). Nous mouillons donc l’ancre à la position 38o10,06'N 000o10,56’W. Même par mer plate, le mouillage est rouleur mais sans être inconfortable.

Nous y passons 3 nuits et 2 jours. Le temps s’égrène enfin à mon rythme, c’est-à-dire farniente, lecture, baignade, snorkeling, balade sur l’île, sieste et douche sur la jupe arrière du bateau. Les repas se font très légers. En fait, nous n’en prenons qu’un par jour. Pour le reste, on collationne avec un fruit ou un yaourt.

Le 2 juillet marque notre retour à la marina, de Santa-Pola cette fois. Nous devons nous rendre en France chercher Ketty à la sortie de l’école pour les grandes vacances. Nous en profitons pour assister à son gala de danse classique et contemporaine, très réussi en passant. Bravo la puce!

De retour sur Galaad, nous quitterons sous peu Santa-Pola direction Tabarca pour 2 nuit puis nous filerons sur les Îles Baléares pour tout le reste du mois de juillet. Nous y ferons un maximum de mouillage dans les calas, préférablement loin des villes, trop bruyantes. Nous n’aurons probablement pas accès à internet, donc pas de mise à jour du site. Nous y reviendrons à la mi-août.

Bon été à tous!

Plus de photos:

http://picasaweb.google.fr/FredIsabelle/CartagenaTabarca

    Samedi 05 juillet 2008

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Cartagena

Cartagène est une vielle ville qui possède une longue histoire, trop longue pour vous tenir le discours complet. Je me contenterais donc de vous dire qu’elle fût une ville romaine importante et de vous joindre une photo d’une mosaïque relatant les faits les plus marquants de l’histoire de Cartagène. Le texte est en espagnol mais assez simple à comprendre. Sinon, prenez un dictionnaire!

De nombreux vestiges romains ont perdurés jusqu’à tout récemment. Malheureusement, les bombardements intensifs sur Cartagène durant la guerre civile Espagnole de 1936-1939 les détruisirent en quasi-totalité. On peut tout de même encore admirer le vieux théâtre romain, grand édifice destiné aux spectacles, étonnamment bien conservé. Sa construction commenée à la fin du 1er siècle avant J.-C. Nous n’avons pas la date de fin de construction.

Vieux théâtre romain et nouveau théâtre côte à côte

Également intéressant à visiter, la maison de la fortune, plutôt en ruine mais dont la base est restée assez bien conservée. On peut y découvrir les divisions de l’habitation, les mosaïques décorant le plancher, les fresques ornant les murs d’une salle ainsi qu’une inscription sur le carrelage du patio de la demeure romaine qui donne son nom au gisement fortuna propitia.

Nous avons aussi visité une chaussée romaine dallée qui fût l’axe principal de communication de la ville reliant le port, le forum et les thermes toujours de l’époque romaine; les ruines de la muraille punique, construite en 227 avant J.-C. à laquelle s’est greffée une crypte au VIe siècle de notre ère; un des nombreux refuges souterrains construits lors de la guerre civile afin d’accueillir les habitants de Cartagène lors des bombardements.

Il s’agit ni plus ni moins de moins d’un réseau de tunnels hauts et larges creusés à même le rock. Le refuge visité est le plus long ayant été construit. Il pouvait accueillir 5600 personnes, chacun ayant un espace pré-déterminé et assez restreint.

Finalement, pendant le voyage éclair de Fred au Canada, je me suis baladée seule dans la vieille partie de Cartagène, recherchant des parcelles de ruines, jetant un œil sur les sites en fouilles, visitant les quelques églises historiques. Il y a encore d’autres ruines et des centres d’interprétation à voir mais bon, quelques uns suffisent. Le soleil était de la partie, chaud, trop chaud. Une chaleur étouffante de près de 40 degrés celcius, tous les jours. Les nuits un peu plus fraîches mais chaudes tout de même. On était écrasés par la chaleur.

On a fait du snorkeling dans la cala Cortina . Les poissons étaient nombreux, certains tout colorés†; l’eau claire et à 23 degrés. Ça commence à sentir bon…

On a aussi profité d’être au port afin de remplacer la tourelle du régulateur d’allure, initialement trop petite, par la nouvelle beaucoup plus longue, envoyée par la fabriquant (Cap Horn). On a testé tout ça en mer, entre Cartagène et le Cabo de Palos.

Plus de photos:

http://picasaweb.google.fr/FredIsabelle/Cartagena

    Samedi 05 juillet 2008

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Un nouveau Québécois!

Ça y est, en ce jour de la St-Jean-Baptiste, fête Nationale du Québec, je peux vous annoncer que Frédéric est maintenant reçu comme résident permanent du Canada, sélection du Québec! Sa carte de résidence sera émise au cours de l’été, une bonne histoire de réglée!

Au moment où je publie ce texte, Fred est sur son vol de retour sur les ailes de Air Transat (beaucoup moins cher que Air France et sièges plus confortables).

Eh! Oui! Pour finaliser l’obtention de sa résidence, Fred devait obligatoirement faire une entrée au Canada avant le 1er juillet. On a essayé de négocier un délai supplémentaire pour lui laisser le temps de passer ses vacances tranquilles avec sa fille en Europe; rien à faire. La date limite ne peut pas être prolongée.

Bref, Fred a donc fait son voyage éclair de 3 jours au Québec, où il a pu savourer la délicieuse tarte au sucre de ma maman. Et moi? Mon gâteau au chocolat avec du sucre à la crème? Et Ketty? Son spaghetti bolognaise gratiné et sa tarte aux bleuets tiède?

Bonne fête à tous les Québécois partout dans le monde!!!

Gens du pays, c’est votre tour, de vous laisser parler d’amour... (Vigneault)

N’importe où, tout l’monde aime son pays. Beaucoup, surtout, quand on est loin de lui. Y a une canne de beans dans mes racines... (Ferland).

    Mardi 24 juin 2008

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Gabo de Gata – Garrucha – Cartagena

Nous avons de nouveau largué les amarres samedi 14 juin après 19 jours à la marina de Almérimar… Bon, nous ne devions pas restés si longtemps mais Fred et moi avons mis plus d’une semaine à nous remettre d’un bon gros rhume qui ne voulais plus nous lâcher. Quelques jours d’attente pour que le vent arrive et finalement, tous les marins savent bien qu’on n’appareille jamais un vendredi, encore moins quand c’est le 13…

Nous

Almérimar

Commentaires sur Almérimar : c’est un port résolument artificiel. Toute la ville a été construite autour du port, il n’y a rien à visiter, rien à faire, rien à voir. Avantages : c’est le port le moins cher de toute la région ; il y a la connexion wi-fi, un mercadona (épicerie) à proximité et une foule de restaurants et de bars pour les amateurs. Finalement, il y a une plage, pas très belle mais une plage. On n’y est même pas allé une seule fois !

Cabo de Gata

Chocolat/Vanille

Donc, samedi 14 juin, nous voilà parti pour une navigation de 31 miles en direction de Cabo de Gata où nous mouillerons dans une petite crique pour la nuit à l’ombre de Punta Baja (36o43.19’N 002o10.97’W). La navigation s’est bien déroulée, avec juste assez de vent pour nous faire avancer à 5,5 noeuds de moyenne. Le mouillage est enchanteur mais rouleur et pas très confortable sans être la catastrophe non plus. La journée a été chaude, sous un soleil de plomb. A peine l’ancre mouillée, nous voilà à l’eau pour notre première baignade de l’année 2008. Encore a t’il fallu enfiler une combinaison de plongée (le shorty, tout de même…), l’eau n’est qu’à 19 degrés et nous sommes frileux. Douche sur la jupe, petit repas tranquille et hop ! Au dodo.

Punta Baja

Le lendemain, dimanche 15 juin, nous relevons l’ancre pour une navigation de 36 miles jusqu’au port de Garrucha où il sera possible de mouiller sur ancre, selon le guide Imray. Le vent ne nous est pas du tout favorable, on dévie un peu notre route mais il nous faudrait tirer un bord immense à près de 90 degrés de notre cap. Pas très encourageant alors nous laissons le moteur pour les 30 minutes nécessaires pour contourner la Punta Negra et prendre une route favorable. Enfin, nous y voilà, l’angle du vent est bon mais, à propos, il est passé où le vent ? Le traite ! Il est disparu ! Nous continuons donc au moteur. Nous n’aurons droit qu’à un maigre 30 minutes de silence sur tout le trajet, donc 6 heures de moteur. Ouach !

A l’entrée du port de Garrucha, deux immenses affiches stipulent qu’il est interdit de mouiller. Bon,… On entre tout de même dans le port. Il n’y a pas de place. On fait deux tours complets puis on décide d’accoster au ponton du gasoil. Le capitaine du port arrive. On discute un peu. On est ici pour une nuit seulement. On repart demain. Pas besoin d’eau ni d’électricité… Il nous donne la permission de mouiller l’ancre, là, à cet endroit. Ok. Merci. (37o11.04’N 001o49.06’W). Une demi-heure plus tard, un voilier Suisse vient mouiller à quelques mètres de nous (Happy Day, croisé à Almérirmar) puis deux autres voiliers viendront s’ajouter pendant la nuit. Le mouillage est correct bien que un peu rouleur car la houle arrive du Sud-Est. Ne pas s’y rendre s’il y a forte houle du Sud-Est car le port est complètement ouvert de cette direction. On ne descend pas à terre alors on ne peut rien vous dire de plus sur Garrucha. Escale dodo !

Finalement, le lundi 16 juin, nous relevons l’ancre une fois de plus. Cette fois-ci, direction Cartagena. Nous avons 46 miles à parcourir. Les fichiers météo trouvés sur le net indiquent 10 noeuds de vent le matin, venant du Sud-Ouest (bon pour nous) et de 15 à 20 noeuds en après-midi, même direction. Le moteur est arrêté à peine la digue du port passée. On navigue à la voile, grande-voile et gennaker. On avance bien, à plus de 6,5 noeuds. On est heureux. Le vent forcit légèrement, s’accrochant au 14 noeuds. Fred prépare les écoutes de génois, prêt à enrouler le gennaker et dérouler le génois*.

*Gennaker = très grande voile d’avant légère (90m2) pour le vent de moins de 15 noeuds. Génois, voile d’avant moins grande que le gennaker et surtout plus lourde, pour le vent de 15 à 25 noeuds, voire 30 noeuds, ça dépend de la direction du vent).

Et puis c’est tout, on attend. Car le vent ne progresse plus ; il diminue !? Pourtant, Le Navtex et les bulletins météo sur la VHF annoncent des Gale Warning au Cabo de Gata pas si loin de nous !? Et le vent diminue encore, et encore, et encore… Il est réduit à peau de chagrin. Galaad n’avance plus. Plus un pet de vent ! Bonjour M. Perkins, vous êtes-là ? Ben oui, que je suis là ! et nous voilà repartis pour un nav au moteur avec en plus un train de houle fort déplaisant. Que de joie ! On grignote les miles petit à petit et enfin, nous voilà à l’entrée du port de Cartagena, entrée qui se fera houleuse (creux de 2m avec déferlantes).

Fred s'occupe penant la nav...

On se trompe d’endroit et on atterri au Yacht Club où on est bien accueilli. On nous installe le long du mur. On souffle un peu, on boit, on reprend nos esprits de toute cette houle et ce manque de vent et ce soleil écrasant, puis je me rends à la capitainerie compléter notre admission. Bonne nouvelle, le Yacht Club est moins cher que le Puerto Yacht (nouveau) et moins cher lorsque nous sommes amarrés le long du mur ! Nous n’avons fait qu’une petite ballade dans la ville, tard le soir lorsque le soleil a bien daigné disparaître un peu pour nous laisser un peu de fraîcheur.

Galaad au Yacht Club de Cartagène avec le taud soleil

Finalement, nous avons changé de marina car le Yacht Club organisait une régate et nous ne puvions pas y rester plus lontemps. A noter aussi que les bateaux de moins de 13,40m payent moins cher au Yacht Puerto.

For all my friends who’s not speaking French. If you read this message and want read it in English, I’ll translate it for you. I’m not sure if you visit my blog. So, let me a message under ‘Commentaire’ link.

    Mercredi 18 juin 2008

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Anniversaire de mariage / Wedding anniversary

Samedi dernier, le 31 mai, Fred et moi avons fêté nos 5 ans de mariage ! Eh ! oui ! cela fait déjà 5 ans que nous nous sommes promis l’un à l’autre devant monsieur le maire de Villefranque, en France.

Last Saturday, 31st of May, Fred and I have celebrate our 5th weeding years. Yep! Five years ago, we promised us be stay together in front of the Villeranque’s mayor, in France.

 

Nos amis Murielle et Stéphane ont souligné l’évènement avec nous, sur Galaad. Crêpes et cidre bretons, champagne, gâteau au chocolat, fraises et crème étaient au menu. La soirée fût agréable et c’est très tard que nous avons retrouvé Morphé.

Our friends Murille & Stephane were with us for this special day on Galaad. Breton pancakes and cider, champagne, chocolate cake, strawberries and cream were at the menu. The evening was pleasant and we found Morphe late by night.

 

 

 

 

Je t’aime Frédéric et je te dirais encore ‘oui’ 100 000 fois !

I love you Frederic and I’ll tell ‘yes’ again 100 000 times !

 

 

 

    Lundi 02 juin 2008

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