Gabo de Gata – Garrucha – Cartagena
Nous avons de nouveau largué les amarres samedi 14 juin après 19 jours à la marina de Almérimar… Bon, nous ne devions pas restés si longtemps mais Fred et moi avons mis plus d’une semaine à nous remettre d’un bon gros rhume qui ne voulais plus nous lâcher. Quelques jours d’attente pour que le vent arrive et finalement, tous les marins savent bien qu’on n’appareille jamais un vendredi, encore moins quand c’est le 13…
Nous
Almérimar
Commentaires sur Almérimar : c’est un port résolument artificiel. Toute la ville a été construite autour du port, il n’y a rien à visiter, rien à faire, rien à voir. Avantages : c’est le port le moins cher de toute la région ; il y a la connexion wi-fi, un mercadona (épicerie) à proximité et une foule de restaurants et de bars pour les amateurs. Finalement, il y a une plage, pas très belle mais une plage. On n’y est même pas allé une seule fois !
Cabo de Gata
Chocolat/Vanille
Donc, samedi 14 juin, nous voilà parti pour une navigation de 31 miles en direction de Cabo de Gata où nous mouillerons dans une petite crique pour la nuit à l’ombre de Punta Baja (36o43.19’N 002o10.97’W). La navigation s’est bien déroulée, avec juste assez de vent pour nous faire avancer à 5,5 noeuds de moyenne. Le mouillage est enchanteur mais rouleur et pas très confortable sans être la catastrophe non plus. La journée a été chaude, sous un soleil de plomb. A peine l’ancre mouillée, nous voilà à l’eau pour notre première baignade de l’année 2008. Encore a t’il fallu enfiler une combinaison de plongée (le shorty, tout de même…), l’eau n’est qu’à 19 degrés et nous sommes frileux. Douche sur la jupe, petit repas tranquille et hop ! Au dodo.
Punta Baja
Le lendemain, dimanche 15 juin, nous relevons l’ancre pour une navigation de 36 miles jusqu’au port de Garrucha où il sera possible de mouiller sur ancre, selon le guide Imray. Le vent ne nous est pas du tout favorable, on dévie un peu notre route mais il nous faudrait tirer un bord immense à près de 90 degrés de notre cap. Pas très encourageant alors nous laissons le moteur pour les 30 minutes nécessaires pour contourner la Punta Negra et prendre une route favorable. Enfin, nous y voilà, l’angle du vent est bon mais, à propos, il est passé où le vent ? Le traite ! Il est disparu ! Nous continuons donc au moteur. Nous n’aurons droit qu’à un maigre 30 minutes de silence sur tout le trajet, donc 6 heures de moteur. Ouach !
A l’entrée du port de Garrucha, deux immenses affiches stipulent qu’il est interdit de mouiller. Bon,… On entre tout de même dans le port. Il n’y a pas de place. On fait deux tours complets puis on décide d’accoster au ponton du gasoil. Le capitaine du port arrive. On discute un peu. On est ici pour une nuit seulement. On repart demain. Pas besoin d’eau ni d’électricité… Il nous donne la permission de mouiller l’ancre, là, à cet endroit. Ok. Merci. (37o11.04’N 001o49.06’W). Une demi-heure plus tard, un voilier Suisse vient mouiller à quelques mètres de nous (Happy Day, croisé à Almérirmar) puis deux autres voiliers viendront s’ajouter pendant la nuit. Le mouillage est correct bien que un peu rouleur car la houle arrive du Sud-Est. Ne pas s’y rendre s’il y a forte houle du Sud-Est car le port est complètement ouvert de cette direction. On ne descend pas à terre alors on ne peut rien vous dire de plus sur Garrucha. Escale dodo !
Finalement, le lundi 16 juin, nous relevons l’ancre une fois de plus. Cette fois-ci, direction Cartagena. Nous avons 46 miles à parcourir. Les fichiers météo trouvés sur le net indiquent 10 noeuds de vent le matin, venant du Sud-Ouest (bon pour nous) et de 15 à 20 noeuds en après-midi, même direction. Le moteur est arrêté à peine la digue du port passée. On navigue à la voile, grande-voile et gennaker. On avance bien, à plus de 6,5 noeuds. On est heureux. Le vent forcit légèrement, s’accrochant au 14 noeuds. Fred prépare les écoutes de génois, prêt à enrouler le gennaker et dérouler le génois*.
*Gennaker = très grande voile d’avant légère (90m2) pour le vent de moins de 15 noeuds. Génois, voile d’avant moins grande que le gennaker et surtout plus lourde, pour le vent de 15 à 25 noeuds, voire 30 noeuds, ça dépend de la direction du vent).
Et puis c’est tout, on attend. Car le vent ne progresse plus ; il diminue !? Pourtant, Le Navtex et les bulletins météo sur la VHF annoncent des Gale Warning au Cabo de Gata pas si loin de nous !? Et le vent diminue encore, et encore, et encore… Il est réduit à peau de chagrin. Galaad n’avance plus. Plus un pet de vent ! Bonjour M. Perkins, vous êtes-là ? Ben oui, que je suis là ! et nous voilà repartis pour un nav au moteur avec en plus un train de houle fort déplaisant. Que de joie ! On grignote les miles petit à petit et enfin, nous voilà à l’entrée du port de Cartagena, entrée qui se fera houleuse (creux de 2m avec déferlantes).
Fred s'occupe pendant la nav...
On se trompe d’endroit et on atterri au Yacht Club où on est bien accueilli. On nous installe le long du mur. On souffle un peu, on boit, on reprend nos esprits de toute cette houle et ce manque de vent et ce soleil écrasant, puis je me rends à la capitainerie compléter notre admission. Bonne nouvelle, le Yacht Club est moins cher que le Puerto Yacht (nouveau) et moins cher lorsque nous sommes amarrés le long du mur ! Nous n’avons fait qu’une petite ballade dans la ville, tard le soir lorsque le soleil a bien daigné disparaître un peu pour nous laisser un peu de fraîcheur.
Galaad au Yacht Club de Cartagène avec le taud soleil
Finalement, nous avons changé de marina car le Yacht Club organisait une régate et nous ne puvions pas y rester plus lontemps. A noter aussi que les bateaux de moins de 13,40m payent moins cher au Yacht Puerto.
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