Fred et Isa autour du monde! - Navigation

J'aimerais faire le tour de la terre, avant d'mourir pis qu'on m'enterre, voir d'quoi l'reste du monde a l'air... R. Charlebois


Palma de Mallorque

Nous sommes arrivés dans la baie de Palma de Mallorque vers 1h30 am. Nous avons trouvé une grosse bouée à laquelle nous nous sommes accrochés puis hop ! au dodo ! Malgré le roulis, notre fatigue nous a transporté dans les bras de Morphé dans le temps de le dire ! Au petit matin, on s’est aperçu que c’était une bouée qui délimitait l’aire de la plage.

 

Alors nous sommes partis vers le port de Mallorque où nous avons trouvé une place, relativement économique vue la taille de Galaad et la saison. Nous sommes allés tout au fonds du port, près du port des pêcheurs. Une compagnie de location de voilier loue des places au ponton au mètre carré à un prix raisonnable (50 euros pour nous, 13,80m x 4,00m). Les places sont disponibles du dimanche au vendredi midi, soit pendant que les bateaux de location sont partis. Sinon, dans le même secteur, il y a une petite marina qui offre des tarifs avantageux. Surtout, ne pas vous arrêter à la super marina dès l’entrée du port, à moins que vous de vouliez payer trop cher pour une place ‘de luxe’ entourée de gros yachts.

 

 

Nous avons rapidement exécuté le remplissage de mes bagages et puis sommes partis nous promener en ville car je quitte demain. Nous achetons une jolie peinture faite à l’encre et encadrée avec de la tôle de cannette de coca brûlée. Le résultat est fort agréable. L’oeuvre est réalisée par des Sénégalais avec qui nous discutons en français pour leur plus grand bonheur.

 

 

Pour le souper, puce A.D.O.R.E.R.A.I.T. manger une pizza ou des pâtes. Alors je hume toutes narines en éveil afin de trouver LE resto qui conviendrait. Et je trouve... Ça sent bon à deux coins de rues. La salle à manger n’est pas très grande mais il y a de la place. La cuisine est réalisée au feu de bois. On se régale. Tellement, que Fred et sa fille y retourneront 3 autres soirs (en 4) après mon départ...

 

Ensuite, on se promène tranquillement dans le dédale de petites rues bondées de kiosques et de restos avant de revenir sur Galaad. Dodo... facile à dire. C’est ma dernière nuit ; mes dernières heures puis mes dernières minutes. Je me réveille très tôt. Je profite de mes derniers instants avec Galaad. Oui, un bateau a une âme. Ce n’est pas qu’un objet, comme un stylo ou un bouquin quelconque. Il nous parle ; il communique avec nous. Avec ses bruits qui lui sont propres ; quand il est bien; quand il souffre...

 

Je suis reconduite à l’aéroport par Fred et la puce. Je reverrais Fred dans cinq semaines ; la puce, je ne sais pas quand, ce n’est pas encore défini... Toutes les deux, nous sommes tristes, la larme à l’oeil. Je pense à toi, la puce, tous les jours et j’ai hâte de te voir encore.

 

Lors du départ de Palma vers Porto Colom

 

Pour les jours suivants, Fred et la puce ont attendu l’arrivée de Hervé J., un ami venu à la rescousse pour les dernières navigations vers Port Leucate, lieu de destination finale où le nouveau propriétaire a pris livraison de Galaad la semaine dernière. Fred vous racontera la suite. Je vous dis simplement qu’ils ont eu quelques pépins, ou plutôt des anecdotes qui vous feront rire mais pas lui sur le moment... Leur trajet va comme suit : Palma de Mallorque, Porto Colom, Mahon (tous sur Mallorque), Ciudadella (Minorque), Rosaces (Espagne, continent), Port Vendre et Port Leucate (France).

 

Maintenant, Galaad est parti sous d’autres latitudes ; une histoire qu’on ne peux pas vous raconter.

Bisous

Isa

 

 

Plus de photos:

http://picasaweb.google.com/VoilierGalaad/PalmaDeMallorque

 

Je vous mets aussi des photos de ma fin de semaine de camping à Mékinac, Québec avec mn frère, mon neveu et ma nièce.

http://picasaweb.google.com/VoilierGalaad/Mekinac

 

Le Québec regorge d'emplois de tous les genres...

http://www.lactualite.com/economie/article.jsp?content=20080429_163226_11376

 

    Lundi 25 août 2008

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Dernière navigation pour Isa

Le 21 juillet sonne l’heure du départ. La veille, nous avons pris un dernier repas avec nos amis Belges. Eux aussi quittent ce matin mais en avion. C’est le retour au travail pour eux. De notre côté, je dois prendre l’avion à Palma de Mallorque le 24 au matin. Nous partons en milieu d’après-midi en raison du vent contre qu’il y a eu ces derniers jours et qui devrait cesser tranquillement dans la journée et tourner en notre faveur.

 

Palma de Mallorque

 

Ma dernière navigation sur Galaad... L’intensité de mes émotions est assez forte. Je suis triste et heureuse à la fois. Je suis surtout sereine. Sereine du chemin parcouru ; des années passées sur Galaad ; de la nature en mer, si différente et si riche ; des moments forts ; des moments difficiles et des arrivées heureuses ; des étoiles filantes et des dauphins. Je suis sereine de tous ces souvenirs amassés au fil du temps qui demeureront gravés dans ma mémoire et dans mon coeur. Merci Fredou ; merci mon mari, mon amour, mon complice de m’avoir permis de vivre cette aventure.

 

Et comme pour me saluer et me lier définitivement à elle, la mer m’a offert de merveilleux moments tout au long de cette navigation. J’ai eu droit au saut en hauteur d’un énorme espadon, majestueux. Les dauphins sont venus s’amuser avec l’étrave. Un globicéphale s’est pointé à la nuit tombée, énorme masse sombre sur les flancs de Galaad. Finalement, le levé de lune a été tout simplement grandiose. Une énorme boule rouge-flamboyant est montée tout doucement de l’horizon jusqu’à prendre sa place au firmament. Tout, j’ai eu droit à tout dans la même navigation. Sublime !

    Lundi 25 août 2008

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Cala Salada

Que dire de Cala Salada ? Tout et rien à la fois. Pas grand chose à faire à proprement parler pour tous ceux qui aime la jet set, les restos, les boutiques, les bars et autres du même acabot. Non, Cala Salada est aux antipodes de cela. Mais pour nous, cette Cala représente beaucoup.

 

Nous avions prévu y passer quelques jours ; nous y sommes restés 10 jours, soit le maximum de temps qu’il nous restait. Mon billet d’avion était pour le 24 juillet à Palma de Mallorque ; nous avons quitté Cala Salada le 21 juillet avec une navigation d'environ 15 heures devant nous. Qu’avons-nous trouvé alors à Cala Salada ?

 

 

La paix, la tranquilité, de l’eau claire et chaude, un espace bien protégé de la houle et des vents dominants, de belles balades à pied, une plage, un petit resto-bar, un site parfait pour de la plongée bouteille avec des profondeurs de moins de 6 mètre (pour la puce), San Antonio à 20 minutes d’annexe (connexion internet, épicerie) et des amis !

 

Fred, la puce et moi avons effectué pas moins de 5 plongées bouteilles à proximité du bateau. On a pu en profiter au maximum. La puce a grandement améliorer ses manoeuvres de descente, de stabilisation et de remontée. Le vidage du masque a aussi connu un vif succès. Nous avons vu plusieurs type de poissons, plein de couleurs, des étoiles de mer du rouge au violet foncé, des oursins et bien d’autres.

 

 

Nous nous sommes rapidement lié d’amitié avec un couple Belge en vacances avec leur fille de 10 ans ; les deux petites ne se sont plus quitté. Guy a renoué avec la plongée bouteille. Lui qui n’avait pas plongé depuis des années a fait deux plongées avec Fred. La première à quelques miles de notre mouillage valait apparamment la peine. Ils en ont parlé pendant des jours. Il y avait des milliers de poissons dont des mérous qu les ont impressionés. Leur deuxième plongée a été plus décevante mais tout de même bien. Ils ont vplongé sur le site d’un voilier en ferro-ciment couler depuis quelques années.

 

Pendant ce temps, j’ai lu et fais la sieste. Ben quoi, c’est les vacances, non ? Je ne vous est même pas écrit ! Na !

 

 

Plus de photos:

 http://picasaweb.google.fr/VoilierGalaad/CalaSalada

 

    Dimanche 24 août 2008

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Nav difficile

Mais voilà, le vent se lève quelques heures à peine après notre coucher. À minuit quinze, je me lève et commence la veille. Je crains de voir l’amarre accrochée autour du rocher se dérober ou bien se briser à force d’être râpée. Et si l’amarre lâche, l’arrière de Galaad heurtera les rochers, ça, c’est certain. Alors, je veille avec la lampe torche. Je l’allumerais au moins 30 trente fois afin de m’assurer que l’amarre tiens toujours. Vers 3 heures du matin, Fred se lève et prend la relève. Je m’endors aussitôt sur la couchette de mer, prête à bondir. Au petit matin, Fred se couche et je recommence à surveiller, mais plus sporadiquement.

 

Je me réveille pour de bon vers les 8 heures. Évidemment, l’amarre tient toujours sinon, on s’en serait rendu compte. Ouille ! Je constate que l’amarre s’est en partie libérée du rocher et que ce n’est qu’une question de temps avant qu’elle ne se libère totalement. Combien de temps ? Mystère et boule de gomme... on n’attendra pas pour le savoir... Je passe mes commentaires à Fred qui se lève et décide qu’il est temps de dégager de là.

 

Il est vrai qu’on commence à se sentir vraiment dans un trou à rats. Faudrait pas que le vent monte encore... Rien de dramatique, pas de danger de mort pour nous trois ; on donne trois petits coups de brasse et on est sur la terre ferme. Mais pour Galaad, s’il dérape sur les rochers, on est mal parti !

 

A rendue l'âme, paisiblement, sur Galaad...

 

Alors on démarre le moteur, je remonte l’ancre à l’avant pendant que Fred barre. Il doit veiller au grain, ne pas laisser la houle pousser Galaad vers les rochers. J’appuie sur le ti-bouton de la commande du guindeau électrique qui fait remonter la chaîne qui ne remonte pas assez vite à notre goût, mais il n’y a rien d’autre à faire que de regarder les maillons s’engouffrer dans la soute avant à leur rythme à eux, pas au nôtre. Enfin, l’ancre est à remontée, bien à sa place.

 

Fred nous éloigne du danger et nous amène en zone plus calme, de l’autre côté de l’ouverture de la cala. Maintenant, on doit mettre l’annexe à l’eau pour que Fred puisse aller récupérer l’amarre laissée à moitié accrochée au rocher. Dans un cas comme celui-là, on met d’abord l’équipage et le bateau en lieu sûr et ensuite on récupère les bouts de cordes ! Pendant ce temps, je tourne en rond avec le gros bateau, tout doucement afin d’attendre le retour de ma douce moitié (pas si douce ce matin,...). Ketty, elle, dors toujours... Ah ! l’insouciance de l’enfance !

 

De retour sur Galaad, on remonte l’annexe et on décide de naviguer jusqu’à San Antonio ou dans les parages. Eh ! bien, la mer qui nous apparaissait comme légèrement inconfortable avec quelques rafales à 20 noeuds (prévisions météo) joue au rodéo avec nous. On aura droit à plus de trois heures de vagues de face avec des creux de 2,5 à 3 mètres. Le vent apparent est de 30 noeuds en moyenne. Encore une fois, rien de bien dangereux ; il existe des conditions pire que celle-là. Mais ce n’est pas confortable du tout.

 

Aussi, on a complètement oublié de mettre les bouchons des manches à air. (Trous permettant de faire entrer l’air frais dans le bateau, à l’avant. Les trous sont un peu protégés par des bidules en plastiques appelés manches à air.) Évidemment, avec les plongeons olympiques de Galaad, les trous en prennent plein la gueule et, vous l’aurez compris, vident leurs tripes DANS le bateau. Sur le plancher, sur les coussins du carré, un petit coin de la couchette de Ketty,... Que de travail en perspective. Au final, on a été rincé sans relâche par cette mer pas commode aujourd’hui. Un moment, je me suis dit qu’il me faudrait me rincer à l’eau douce si tôt la mer calmée car sinon je me changerais assurément en statue de sel en séchant !  

 

Étoile de mer en plongée à Cala Salada

 

Bref, on finit par arriver près de San Antonio, où on mouille l’ancre par 15 mètre de profondeur. On n’y restera pas longtemps parce que,... parce que... ça ne nous dit rien. C’est profonds, pas très bien protégé de la houle, pas joli, trop près des rochers (encore ceux là !)... On essaie de se faufiler dans une petite cala déjà occupée par un bateau miniature installé en plein milieu. Nous sommes trois intrus à nous battre pour un petit coin mais aucun ne réussi. Le type qui surveille les nageurs (apparemment, on appelle ça un sauveteur...) nous dit de déguerpir, même si on est en dehors de SA plage...

 

On va alors faire un tour du côté du port de San Antonio. C’est affreux, archi-bétonné, archi-bruyant et archi-bondé. Cette journée nous réserve encore une merveilleuse surprise : un ODNI (Objet Dur Non Identifié) s’élance directement sous notre dérive et fait péter la drosse (corde qui tiens la dérive basse. La dérive, déjà expliqué voilà longtemps, est une sorte de grosse planche qui descend sous le bateau, à 3,10 mètre dans le cas de Galaad). Et voilà, la journée est complète !

 

Galaad à la Cala Salada

 

Fred décide alors de nous amener à la Cala Salada, à environ 4 miles de là. Cette cala était sa première idée. Moi, j’étais fatiguée de la houle, des vagues, des rinçages successifs et je préférais arrêter à San Antonio, Ketty aussi. Fred, en bon skipper, a écouté ses ouailles mais c’était une erreur. On est arrivé rapidement à la Cala Salada où une magnifique place n’attendait que nous. On y a passé dix journées sublimes !

    Mercredi 20 août 2008

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Cala Badella

Grande déception à l’arrivée. La Cala Badella est totalement envahie par des corps-morts privés.  Pourtant, nous avions pris soin de lire un article paru dans Voile & Voiliers par très vieux qui faisait l’éloge de cette cala. Les champignons poussent vite...

Nous avons tourné quelques fois avant de nous décider de mouiller l’ancre dans un endroit protégé du Sud-Ouest, vers l’extérieur de la Cala. Comme il n’y avait pas assez de place pour nous assurer un rayon d’évitage complet, nous avons procédé à l’amarrage de l’arrière sur un rocher. Manoeuvre réussie mais pas facile car je n’avais jamais fait cela et Fred n’avait pas pris le temps de m’expliquer les étapes. Je devais donc attendre ses instructions au fur et à mesure plutôt que de prendre les devants.

Pour le souper, Fred décide de sortir ses femmes et de nous payer le resto. Ketty et moi, sommes d’accord ! Malgré nos réserves, Ketty choisit une pizza (qui est congelée, c’est écrit sur le menu). Deuxième déception pour elle ce jour, c’est immangeable ! Par chance pour elle, j’ai choisis une entrecôte, toujours trop généreuse pour moi et je lui en donne presque la moitié qu’elle s’empresse de dévorer ! Agrémenté de quelques frites et couronné d’une coupe fraises et chantilly au dessert, Ketty repart avec le sourire aux lèvres...

De retour sur Galaad, on fait vite la douche et hop ! au dodo!

 

    Lundi 18 août 2008

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